Les routes voltaïques

Une fois les équations établies les théoriciens ne font pas la plupart du temps d'application numérique. Ceci par manque de courage ou crainte de se tromper. Nous ne sommes visiblement pas dans ce cas dans ce qui vient d'arriver à notre ministre au sujet des routes voltaïque. Elle aurait annoncé si l'on en croit le journal le Monde du jeudi 22 décembre 2016 une production journalière de 17 963 kWh par m² alors qu'il s'agissait en toute vraisemblance de la production annuelle plutôt que journalière. Ce chiffre qui correspond en effet à une production journalière de 50 kWh par m²  pouvant signifier que le fournisseur par honnêteté professionnelle a pris une sécurité de deux pour être certain de tenir ses engagements. Ceci d'une façon comparable aux chiffres annoncés par l'auteur pour le COP pratique du chauffage thermodynamique par rapport au COP théorique.

Lapsus de notre ministre? peut-être. Certains d'entre nous pourraient aussi se demander si cela ne pourrait pas signifier une tromperie volontaire de la part d'un fournisseur profitant du manque d'expérience ou de la naïveté de son interlocuteur pour remporter le marché. Ceci en se disant que rien n'ayant été écrit il pourrait ensuite malhonnêtement  se sortir d'affaire en se retranchant derrière une phrase du genre "Je suis responsable de ce que je dis, mais pas de ce que vous comprenez…" Ou bien encore vu le prix exorbitant de ce km de route voltaïque par rapport aux panneaux standards ayant des performances comparables une action concertée des deux parties avec la volonté de tromper.

Quoiqu'il en soit l'auteur souhaite dissiper le doute qui peut s'installer dans l'esprit du lecteur sur la capacité du voltaïque d'assurer nos besoins en électricité. Il suffit pour cela de comparer 2 chiffres. Celui de la déperdition annuelle par m² habitable d'un logement respectant la RT2012 de 50 kWh et celui de la production annuelle par m2²de panneau solaire 100 kWh soit le double. Il fait aussi remarquer au lecteur que le premier chiffre concerne de l'énergie thermique et le second de l'énergie électrique. Ceci alors que chacun d'entre vous sait maintenant que le chauffage thermodynamique avec l'eau c'est à minima un COP de 4 ce signifie que 100 kWh électrique c'est 500 kWh thermique de fournis à la source chaude.

Au travers de ces chiffres prouvés par l'expérience il ne fait aucun doute pour l'auteur que la société peut grâce à la « Solar Water Economy »  subvenir à ses besoins énergétiques pour le chauffage des habitations. Ceci en diminuant notablement l'utilisation des énergies fossiles, voire en la supprimant. Rien ne s’oppose à cette mutation si ce n’est la remise en cause de notre modèle économique et notre volonté d’innover.