L‘énergie sous toutes ses formes

Les énergies dites libres et utilisables par l'homme sont par ordre d'importance décroissante de potentialité les suivantes :

(Voir le fichier suivant pour avoir une idée de leur potentiel respectif) 

 

1 L'énergie solaire radiative qui traverse le vide et nous provient du soleil par radiation. C‘est une énergie renouvelable à forte potentialité

 (on parle d'interaction nucléaire forte) qui n’a qu’un seul défaut elle est intermittente.   

2 L'énergie électromagnétique qui permet d'assurer des transferts thermiques utiles à l'homme. Elle est renouvelable et associée conjointement à la thermodynamique ainsi qu’à la chaleur spécifique de la matière.  

3 L'énergie géothermique dû à la radioactivité du magma en fusion sous la croûte terrestre. On évoque la notion d'interaction nucléaire faible. Elle est presque reconnue comme renouvelable et par ordre d'importance la troisième forme d'énergie qui peut être récupéré par l'homme sur terre. Ceci grâce à la chaleur transmise par l'eau des nappes captive profondes.

4 L'énergie chimique obtenue par transformation et génération de chaleur lors de la combustion des produits fossiles. Cette combustion génère des gaz à effet de serre qui perturbent le climat sur terre et pollue l'air de nos villes. Seule la combustion des ordures préférable aux décharges sauvages sera reconnue d’utilité publique pour des raisons sanitaires. Ceci d’autant présente un intérêt pour la production d'énergie lorsqu'elle est réalisée industriellement. 

5 L'énergie nucléaire résultant des forces de liaison entre protons et neutrons au sein des noyaux atomiques. En libérant ces forces de liaison par fission ou fusion on libère de l'énergie calorifique qui est convertie par l'homme en énergie électrique.

6 L'énergie électrique est la forme d'énergie résultant du déplacement des électrons dans un conducteur. Le principal intérêt de cette forme d'énergie est la facilité du transport et son inconvénient la difficulté du stockage.

7 L'énergie mécanique issue de la gravitation et de la loi de Newton. Elle résulte des forces d'attraction entre les planètes du système solaire et est associée au cycle naturel évaporation-condensation de l'eau. Elle permet à l'homme de générer l'énergie de son choix. La plupart du temps de l'énergie électrique (énergie marémotrice, turbine à eau) 

 

Facilité de mise en œuvre

 

Pour assurer son confort homo sapiens a besoin d’énergie électrique, thermique, mécanique. Il pourrait dans son intérêt mieux préserver ses écosystèmes et assurer sa transition écologique dans de bonnes conditions s’il prenait garde de bien choisir la chaîne énergétique assurant ses besoins dans ces différentes formes d’énergie.

 

1 L'énergie solaire radiative. Facile à mettre en œuvre son exploitation permet à l'homme d'assurer son approvisionnement en énergie électrique (voltaïque) ou thermique selon le type de panneaux. Pour compenser son caractère intermittent l’homme va devoir favoriser l’autoconsommation et investir dans la recherche pour améliorer le coût du stockage. Les déséquilibres thermiques engendrés par ces radiations engendrent des zones de haute et de basse pression avec une conséquence : le vent et les éoliennes

2 L'énergie électromagnétique. Les technologies de mise en œuvre des pompes à chaleur thermodynamiques sont maintenant connues et maîtrisables par l'homme. Elles permettent d’assurer les besoins thermiques de l’homme en minimisant la consommation d’énergie électrique. Ceci que les échanges thermiques se fassent en utilisant la chaleur spécifique de l'air ou mieux celle de l'eau.

3 L'énergie géothermique. Les technologies de perçage profond utilisées pour l'exploitation pétrolière permettront peut-être d'exploiter plus intensément cette forme d'énergie pour la production de l’électricité mais dans un premier temps c'est l'eau qui servira de vecteur pour exploiter cette forme d'énergie. Sa potentialité est moindre que l'énergie électromagnétique mais aidée par cette dernière grâce à l’énergie thermique potentielle qu’elle contient il sera possible de se passer de la combustion pour assurer le chauffage de l’habitat.  

4 L'énergie chimique. Cette forme d'énergie étant en voie d'épuisement l'homme ne va pas pouvoir faire autrement que de trouver une alternative. Ceci à minima en ne consommant pas plus de produit fossile que ce que la terre génère naturellement afin de limiter la combustion étant donné qu'il est maintenant établi que l’usage abusif de la combustion émet des gaz à effet de serre qui perturbent dangereusement le climat de notre planète. La mise en œuvre de systèmes hybrides type gaz-électricité pour le chauffage de l’habitat et essence-électricité pour la voiture est à notre portée technique à brève échéance.

5 L'énergie nucléaire. La transition écologique va principalement consister à abandonner cette forme d'énergie et à la remplacer par les énergies 1 2 et 3 décrites ci-dessus. Les principales raisons à cela sont les nuisances dû au stockage des déchets radioactifs, la complexité des techniques de mise en œuvre pour ne pas dire l'extrême complexité dans le cas de la fusion ainsi que le coût élevé de l'énergie électrique produite. Cela va avoir un coût en raison du caractère non intermittent du nucléaire

6 L'énergie électrique. L'homme ne pourra pas se passer de cette forme d’énergie. Il va devoir favoriser l’autoconsommation et investir dans la recherche pour améliorer son stockage afin de solutionner le problème de l’intermittence été-hiver du voltaïque.

7 L'énergie mécanique. Etant donné la potentialité importante des formes d’énergie 1 2 et 3, l’homme pourra se passer à termes de ces modes de conversion des énergies ainsi que de 4 et de 5. Mais cela seulement lorsque le problème posé par l’intermittence du voltaïque et le stockage de l’énergie électrique sera résolu et derrière nous. Ceci grâce au trio hydrogène - pile à combustible, aux piles et aux STEP électrohydrauliques.

 

Choisir le bon cheval

Pour assurer ses besoins dans l'énergie de son choix qu’elle soit thermique électrique ou mécanique sans affecter ses écosystèmes et à moindre coût, homo sapiens va devoir se remettre en cause. Non seulement en modifiant les chaînes énergétiques qu'il utilise actuellement pour satisfaire ses besoins mais aussi en tenant mieux compte de la potentialité des énergies de type 1 2 et 3 mise à sa disposition par la nature. Ce ne sont pas en effet les énergies naturelles et renouvelables qui manquent sur terre. Nulle doute que si homo sapiens fait le bon choix et fait preuve de raison en choisissant le bon cheval l'avenir de l'homme sur terre n'est pas aussi compromis que cela.

La responsabilité de l’agriculteur est de nourrir l'homme et les animaux dans de bonnes conditions. Il ne devrait pas avoir à se préoccuper des problèmes qui relèvent du chauffage de son habitat ou de l’alimentation en énergie de la voiture. Si l’agriculteur devait pour survivre n’avoir d’autre choix que de s’impliquer dans la bio-énergie consistant à produire des dérivés de l'agriculture utilisés ensuite pour produire de la chaleur par combustion, le politique pourrait être considéré comme responsable de cette situation à ce niveau. Cela étant donné les dégâts engendrés sur l’environnement par la bio-énergie, une activité qui devrait être interdite et pénalisée par la loi. 

Quant à la potentialité des différentes formes d’énergie et leur implication dans la satisfaction de nos besoins, on observe que l’air ne semble pas être le bon vecteur et que l’eau mérite plus considération. Et ceci qu’il s’agisse de la génération électrique ou des échanges thermiques. Pour la génération électrique, une très grosse éolienne de 12 000 kW comme lHaliade-X qui va être construite en France par GE ne représente sensiblement que 1% de la puissance électrique qui peut être délivrée à la demande par la STEP de Grandmaison. Un avantage important en ce qui concerne l’intermittence alors que les 12 000 kW de l’Haliade-X, c’est seulement si le vent souffle fort. Il en est de même pour les transferts thermiques utiles à l’homme en liaison avec l’énergie électromagnétique 2 : ces transferts se font avec des performances sensiblement deux fois plus importantes avec l’eau comparativement à l’air. Ces transferts s’effectuant avec un apport énergétique extérieure généralement électrique la consommation est deux fois moindre.