Diagnostic de Performance Energétique (DPE)

 

La régulation de la température dans l’habitat est en France métropolitaine le poste qui consomme le plus d’énergie devant la voiture et la nourriture.

Ceci particulièrement pour la maison individuelle encore plus exposée que ne l’est l’appartement.

Selon Batiactu au moins un logement sur cinq peut être assimilé en France à une « passoire thermique » (F ou G*)

Ceci dit la classe F c’est 15 cm de béton, une couche de BA13, les tuiles sur les liteaux avec pannes et chevrons, rien de plus

Deux facteurs sont pris en compte pour l’évaluation du DPE qui permet de situer un logement en termes de consommation énergétique : l’énergie finale consommée et les émissions de gaz à effet de serre.

 

 

 

Ces deux indicateurs sont :

-        La consommation en énergie du logement (à gauche) en kWh par m2 habitable et par an

-        Les émissions de gaz à effet de serre (à droite) en kg de gaz à effet de serre (GES) par m2 habitable et par an

 

Les flèches donnent une idée de ce que pourraient être les évolutions dans le cas d’un immeuble avec balcons situé en région parisienne en prenant comme point de départ une chaufferie au fioul et une isolation sommaire. Ceci selon la solution retenue pour la modernisation de la chaufferie.

-        Passage du fioul au gaz

-        Passage à la chaufferie hybride (gaz + pompe à chaleur à compresseur)

 

Valeurs numérique approximatives

 

1) La consommation énergétique

 

Compte tenu de l'équivalent thermique de 10 kWh pour un litre de fioul domestique, et à titre d’exemple un immeuble de 5100 m² de surface SHON et brûlant 120 m3 de fioul par an consomme 1 150 000 / 5000 = 240 kWh/m² et par an et est classé E

 

 

  2) Les émissions de gaz à effet de serre (GES)

 

Sur la base d'une génération de 0,466 kg* de CO2 par kWh avec le fioul, cet immeuble génère 536 tonnes de GES  par an ou  536 000 / 5000 = 107 kg de GES par m² habitable/an.  Il génère donc une quantité de gaz à effet de serre très importante et est classé G

 

En passant à une chaufferie moderne mixte GAZ-PAC,

 

- Il génère environ 30,2 t  de GES  (0,242* kg de GES par kWh avec le gaz naturel )

- Il génère environ 28,2 tonnes de CO2 (0,180* kg de GES par kWh électrique avec la PAC

 

L'émission globale de GES après travaux passe donc à 58,4 t de GES

Soit 58 400/ 5000 = 12  kg de GES par m² habitable et par an.

 

Cet immeuble passerait  en classe C  après travaux  

 

Les aides fiscales sont fonction des avancées par rapport à la solution initiale.