Le client qui paye

Comme en tout, il faut être simple et compréhensible. Ceci de telle sorte que ceux qui nous gouvernent comprennent qu'elles sont les orientations à donner pour satisfaire les revendications d'homo sapiens, du "gilet jaune" en quelques sorte. Ceci pour satisfaire son besoin concernant son pouvoir d'achat à moyen terme. Cela particulièrement si l'on considère qu'homo sapiens, le donneur d'ordre est le plus souvent le "client qui paye".

Même si cela n’a que peu d’effet sur les comptes publics les Lutins thermiques sont convaincus qu’une jalousie justifiée est ancrée dans l’esprit des gilets jaunes à propos de leur pouvoir d’achat et des rémunérations des agents de l’assemblée nationale. Bienvenue en tout cas à la justice japonaise qui a compris à propos de Carlos Ghosn qu’il fallait un peu de justice sociale.

 

Une image contenant texte, livre

Description générée automatiquement

Quoiqu’il en soit les Lutins thermiques disent ceci, à la fois à ceux qui nous gouvernent et au "client qui paye" à propos du chauffage de l’habitat :

Pour les murs
Si l’on met 20 cm d'isolant dans un mur en béton qui n'a aucune isolation on divise sensiblement par 20 l'énergie qui traverse ce mur ce qui n’est certes pas négligeable. En effet les déperditions au lieu d’être de 3W/m².°C sont sensiblement de 0,15 W/m².°C 
Malheureusement si l’on prend en compte les notions de retour sur investissement, un coût au m² de l’isolant fourniture et pose pouvant être de 120 € HT par m² avec une telle épaisseur, les Retours Sur Investissement (RSI) ne seront avec le gaz compte tenu d’une consommation réduite de
(3 – 0,15)x10x5000h = 142 500 Wh ou 142 kWh avec une dépense annuelle réduite de 7,1€ vu le prix du gaz à 0,05 cts d’€ le kWh.

Ce qui correspond à un RSI voisin de 17 ans  (120/7,1)


Pour les ouvertures vitrées

Homo sapiens peut tenter de rechercher d'autres isolations telles que les portes et fenêtres vitrées qui peuvent passer de 6 à 1,5 W/m².°

soit pour 10 m² de menuiseries:

15°C * 10 m² * 4,5 W/m².°C * 24 heures * 180 jours * 15 cts par kWh = 437 €
d'économies annuelles avec l’électricité (ou 145,6 € d'économies annuelles avec le gaz à 5 cts par kWh).

Avec un prix du double vitrage posé de quelque 400 €/m2 et un retour sur investissement de (400 x 10) /437 = 13,7 années avec l’électricité le "client qui paye" pourrait * décider d'investir mais lorsque qu'il s'agit d'un client qui se chauffe au gaz on peut comprendre qu'un double vitrage à 800 €/m2 avec un retour sur investissement d'un 1/2 siècle

(800×10)/145,6= 55,5 ans ne l'incite pas à investir.

*Ceci toutefois en sachant qu’il y sera de sa poche vu que le prêt personnel dont il pourra disposer en copropriété pour financer son investissement n’est pas à taux zéro et est sur 10 ans maximum.

 (voir figure ci-contre)

Une image contenant texte

Description générée automatiquement

Faire autre chose

Les chiffres ci-dessus permettent aux Lutins thermiques de comprendre pourquoi les chances de solutionner le problème des passoires thermiques dans l’habitat suite aux nouvelles dispositions fiscales prisent par le sénat début décembre 2018 sont inexistantes. Ceci vu que ces nouvelles dispositions sont à nouveau orientées vers les aides fiscales, dispositif qui consistent pour finir à donner d’une main ce que l’on prend de l’autre et qui pour cette raison ne va pas débloquer un système à l'agonie. Les Lutins thermiques comprennent dans ces conditions que notre ministre du logement soit incapable de quantifier le "succès" que va rencontrer ce nouveau dispositif auprès des particuliers. Ces particuliers dans la pratique le "client qui paye" et qui prend en conséquence la décision d’investir ou non attend qu'on lui propose un système lui permettant de réduire significativement sa consommation mieux que ne peut le faire l'isolation en termes de Retour Sur Investissement. Il estime que le complément ENR de la chaufferie hybride qui permet d'assurer son confort thermique en diminuant sa consommation de 60% (Consommations de gaz et d'électricité sensiblement divisées par 2,5) mérite d'être fabriqué en grande série. Il estime qu’il est temps que ses revendications concernant son pouvoir d’achat et son souhait de vivre dans des villes moins polluées soient prises en compte par ceux qui les gouvernent. Ceci vu que ce sont eux qui ont pour mission de comprendre quelles sont les orientations à donner pour les satisfaire. Réduire le coût de l’énergie thermique rendue dans nos pièces de vie doit être leur préoccupation. Ceci est du domaine du réalisable vu que ce qui fonctionne pour l'individuel doit pouvoir être mis en œuvre pour le collectif sous réserve que l’état participe à l’effort collectif au niveau du réseau d’alimentation en eau non potable des immeubles. Il estime aussi que ce dispositif est mieux à même de répondre à son besoin que l'isolation pour l'habitat existant. Voir P 608 et 346

Quoiqu’il en soit en ce qui concerne l’isolation, le "client qui paye " à compris que son intérêt est plutôt d'investir "à minima".  Il a compris également que les chances de solutionner le problème des passoires thermiques dans l’habitat à la suite des nouvelles dispositions fiscales prisent par le sénat début décembre 2018 sont inexistantes. Il est pour eux évident que ces nouvelles dispositions, orientées à nouveau vers les aides fiscales n'ont aucune chance de débloquer un système à l'agonie. Ils comprennent que dans ces conditions notre ministre du logement soit incapable selon Batiactu de quantifier le "succès" que va rencontrer ce « nouveau » dispositif auprès des particuliers. Pour de multiples raisons ils insistent à nouveau pour que la tendance en ce qui concerne le prix de l’énergie soit celle consistant à équilibrer les prix du gaz et de l’électricité (0,1€ le kWh)