Le Monde à la dérive

Le 12 décembre 2015 ne restera comme une grande date pour l'humanité que si les accords de Paris sur le climat sont suivis d'effet. Ceci d'autant que 3 ans après ces accords et le manifeste du 14 novembre 2017 signé par de nombreux pays rien de véritablement significatif n'est survenu dans nos modes de vie. Quiconque a lu le texte de ce manifeste repris ci-dessous et observé la corrélation entre les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique sur la figure ci-dessous ne peut qu'être convaincu qu'il va falloir inverser la courbe et mettre au rebut pour notre plus grand bien les chaines énergétiques utilisées jusqu’à présent pour nous chauffer et alimenter notre voiture. Ceci compte tenu du fait que ces deux postes confondus sont les plus lourds en termes d'émission de gaz à effet de serre devant l'industrie et l'agriculture.  Peut-être même faudra-t-il s'assurer que la provenance de nos aliments n'est pas trop éloignée du lieu de consommation.

Le gaz carbonique est peut-être plus lourd que l’air mais le méthane, gaz à effet de serre, ne l’est pas et se disperse dans la haute atmosphère. Toujours est-il que si la NASA société américaine abandonne le programme Carbon Monitoring System (CMS), au prétexte que ces émissions n’ont aucune relation avec le réchauffement climatique c’est de leur responsabilité. Puisque l’Europe prétend le contraire depuis les accords de Paris sur le climat cela va être à elle de financer ce programme si elle le juge utile afin de prouver le bien-fondé de ces accords. Et ceci même si ce programme de recherche entraine une dépense d’un montant de 10 millions de dollars.

Quoiqu’il en soit, le souhait des nations d'assurer le contrôle des ressources énergétiques non renouvelables sur les territoires situés à proximité du leur, voire même d'assurer ce contrôle à distance est au cœur des conflits internationaux actuels. Dès lors, le pays qui par ses choix sélectionne les chaînes énergétiques lui permettant de satisfaire ses besoins en consommant moins les ressources non renouvelables de notre planète se place en position de force vis-à-vis de ses voisins. Ceci dans la mesure où c'est lui qui établit les règles de savoir-vivre en évitant ces guerres fratricides. Cerise sur le gâteau il le fait en assainissant son économie du fait de la réduction de ses frais d'approvisionnement en combustible. Il reste à espérer que le gouvernement français, qui a certainement compris ces évidences, va passer aux actes en modifiant les chaînes énergétiques actuelles basées sur l'effet joule et la combustion des produits fossiles. Le livre "La chaleur renouvelable et la rivière" explique dans le détail au travers d'un concept que l'on pourrait nommer "Solar Water Economy" comment cela est dès à présent techniquement envisageable.

Devant la multiplicité des menaces scientifiquement avérées concernant le climat on peut se demander qui, entre les femmes patronnes de sociétés commercialisant l’énergie sous ses formes gaz et électricité et nos dirigeants du sexe masculin et leur politique économique basée sur la fiscalité, va être le mieux armé pour solutionner le problème mondial de l'énergie. Dans l’immédiat, l’incapacité de nos hommes politiques à prendre en compte la dégradation de l’état social et environnemental de la planète est telle que toutes les bonnes volontés y compris celle de l’individu vont être bonnes à prendre en considération. Certes les capacités de l'individu à faire évoluer nos structures gouvernementales dans le bon sens et à élaborer la façon dont nous allons devoir nous organiser semble bien limitée. Cependant chacun d’entre nous perçoit qu’en raison de la croissance et de la démographie galopante, il va être de plus en plus difficile de vivre dans un monde équilibré et favorable à sa santé. Pour que cela soit malgré tout le cas comme le stipule notre constitution, il va falloir de toute évidence prendre en compte que notre mode de vie en société doit s’appuyer sur 3 piliers. Ceci en prenant en compte que si un seul de ces trois piliers s’affaisse, c’est l’ensemble du dispositif qui risque de s’écrouler. Ces 3 piliers étant :

- l’économie pour réduire la dette ;

- le social pour atténuer la pauvreté ;

- l’environnement pour ne pas aggraver le réchauffement climatique et la pollution de l’air dans nos cités. 

Dans le cadre des motivations qui peuvent inciter le Maître d’ouvrage à investir et à changer de chaîne énergétique pour se chauffer et alimenter sa voiture il y a un critère qu’il semble essentiel de considérer : celui lié à l'évolution du prix des kWh gaz et électrique :

- Pour le kWh électrique l’opinion de Bernard Laponche fondateur de l'ADEME concernant le NUCLÉAIRE et la technique utilisée pour l'EPR peut se résumer en une phrase : "Il faut se méfier des décisions hâtives génératrices de déceptions amères".  Cette opinion est évoquée ICI

- Pour le kWh GAZ les tensions qui se dessinent dans le groupe Engie à propos de la succession à la présidence du groupe à propos de la rapidité avec laquelle il convient d’abandonner la combustion du gaz au cœur du modèle économique du groupe au profit des ENR est significatif de l’évolution qui se dessine. Quoiqu'il advienne à ce sujet la chaufferie hybride telle que nous l'avons imaginé dans le cadre de la « Solar Water Economy »  pourrait être dans un premier temps mise en avant vu qu'elle va dans le sens du compromis étant donné qu'elle associe le gaz et les énergies renouvelables

Le Lutin thermique porte-parole du CSLT   février 2018